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Gérer le retour

Sommaire

De quoi parle-t-on ?

Il peut arriver que le salarié aidant ait dû interrompre temporairement son activité, soit pour accompagner une période difficile auprès de son proche, soit pour se soigner lui-même. Le moment de son retour est à préparer pour optimiser les chances que cela se passe bien.

En quoi c’est important ?

Le retrait durable – 3 mois ou plus - d’un collaborateur comporte toujours un risque au moment où celui-ci revient. Outre les événements que celui-ci aura vécu et qui ont pu le transformer, son retour constitue toujours une étape-clé de laquelle peuvent naître 2 types de syndrome :

  • Le syndrome de l’Intrus, vécu par l’organisation qui a appris à fonctionner « sans lui » et qui au fil du temps a réussi à trouver un nouvel équilibre qu’il peut venir – au moins symboliquement - « perturber »
  • Le syndrome de l’Imposteur, vécu par le collaborateur lui-même qui peut s’interroger sur sa capacité à pouvoir « faire à nouveau », surtout si le cadre ou l’environnement de travail ont significativement évolué durant son absence.

Comment faire ?

1. Garder le lien pour anticiper le retour

En amont :

  • proposer au collaborateur le maintien d’un contact non intrusif avec lui pendant son arrêt, de façon à disposer d’une information partagée (mail, SMS…)

Avant son retour :

  • Lui signaler l’existence de la visite médicale de pré-reprise, uniquement mobilisable par le collaborateur, le médecin traitant, ou le médecin de la sécurité sociale
  • Proposer un entretien de pré-accueil formalisé, permettant d’anticiper le retour et de mesurer ses attentes et besoins.

2. Accompagner et manager le retour

Assurer un entretien de retour « réel » et physique, qui montrera l’intérêt que l’on porte au collaborateur. Il permettra en 45 mn environ le jour de son retour de 

  • Manifester son empathie en s’intéressant au collaborateur : prendre des nouvelles, comprendre ce qui s’est passé … connaître et recueillir les dispositions de la personne
  • Expliquer l’activité du service en son absence, ce qui s’est passé (par exemple : implantation d’un nouveau logiciel, audit…)
  • Dire ce que cela a engendré en termes d’organisation du travail (par exemple : remplacement…) et en termes d’ambiance d’équipe (préoccupation, inquiétude…). Rassurer la personne sur son utilité dans le service.
  • Lui donner le RDV pour la visite médicale de reprise du travail (dans les 8 jours)
  • Proposer des pistes de reprise envisagées et échanger avec lui dans l’attente d’ajustements éventuels

Il convient, en amont de l’entretien, de préciser l’objectif et le cadre de cet échange.

3. Préparer/ mobiliser l’équipe

En amont

  • Informer l’équipe du retour du collaborateur pour annoncer et aborder les conditions de la reprise (plan de travail, analyse des charges). Cette annonce se fera de préférence via un canal convivial (par exemple par téléphone ou via une réunion d’équipe plutôt que par mail)
  • Identifier les conditions de l’activité avec chaque membre de l’équipe concerné

Au moment de la reprise et en suivi

  • Ménager une occasion conviviale (si souhaitée/ acceptée par le collaborateur)
  • Assurer un retour régulier et une attention particulière aux remontées de l’équipe

4. Assurer le suivi du collaborateur

  • Être vigilant sur l’adéquation du collaborateur à son poste de travail
  • Être attentif à la charge de travail au moment de la reprise et après
  • Faire des bilans intermédiaires dans le temps, évaluer les adaptations possibles 
  • Prévoir le cas échéant des binômes avec les autres membres de l’équipe « au cas où… »