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Quelle posture adopter ?

Sommaire

De quoi parle-t-on ?

Le comportement d’un de vos collègues de travail a récemment changé : il est moins présent, commet éventuellement des erreurs, manque de disponibilité et semble triste ou fatigué… Il est peut-être devenu le proche aidant d’une personne malade, âgée ou handicapée. Et même s’il ne vous en parle pas directement, vous êtes le témoin d’une situation souvent compliquée à vivre.

En quoi c’est important ?

Être proche aidant peut avoir des conséquences importantes sur la vie de votre collègue, et par effet rebond, sur l’ensemble du reste de l’équipe. Cela peut venir ternir le climat de travail, et éventuellement se traduire par un surcroît d’activité. Il est donc utile d’agir à votre niveau pour éviter que la situation ne se dégrade… et aussi parce que votre collègue a vraisemblablement besoin de soutien.
 

Comment faire ?

Il existe plusieurs types de situations auxquelles vous pouvez être confronté(e). Pour chacune d’entre-elles, vous ne devez jamais perdre de vue que vous n’êtes pas responsable et qu’il ne vous appartient pas de vouloir « réparer » ou soutenir à tout prix votre collègue.

Il faut ainsi apprendre à faire la différence entre :

  • L’empathie, qui consiste à comprendre la situation vécue par votre collègue, à être attentif à ce qu’il peut ressentir et à savoir l’aider tout en restant dans un cadre professionnel.
     
  • La sympathie, qui consiste à « prendre pour vous » la situation vécue par l’autre et qui peut amener à des débordements qui ne sont pas sans risque (depuis les petits arrangements avec le contrat de travail jusqu’à votre épuisement à le soutenir ou à faire à sa place...).

 

Voici quelques pistes d’actions utiles en fonction des situations qui se présentent : 

Situation 1 : votre collègue n’a pas encore évoqué sa situation de proche aidant

A privilégier A éviter
  • Choisir éventuellement les moments de disponibilités : pause-café, déjeuner… pour évoquer les changements d’attitude que vous avez remarqués et lui demander si tout va bien.
     
  • Faire valoir que vous êtes sincèrement inquiet pour lui, éventuellement lui proposer de l’aide si vous le sentez en difficulté.
     
  • Evoquer le cas échéant avec lui l’intérêt d’en parler avec son manager ou d’autres relais en entreprise (RH, assistant(e) social(e), responsable RSE, Care collègue…).
  • Ne pas provoquer la confidence : respectez le rythme et la volonté de votre collègue. C’est à lui de décider s’il souhaite s’exprimer.
     
  • Ne pas faire à la place de votre collègue, le cas échéant ne pas « cacher » ses absences ou des situations anormales dans le cadre d’une relation professionnelle d’équipe.
     

 

Situation 2 : votre collègue vous en a parlé, mais ne souhaite pas que vous l’évoquiez avec d’autres personnes (votre manager par exemple)

A privilégier A éviter
  • Evaluer avec lui la nature de ses besoins et voir ce qui est gérable au niveau de l’équipe pour le soutenir (par exemple choix d’une permanence ou d’un horaire plutôt qu’un autre).
     
  • Voir avec lui s’il souhaite que le reste de l’équipe soit informé.
     
  • Si la situation persiste et devient trop lourde ou complexe pour l’équipe, faire remonter au manager les problèmes vécus par l’équipe (et non ce que vous savez de la situation de votre collègue).
  • Ne pas faire état de la situation de votre collègue à votre manager. Votre collègue vous fait confiance.
     
  • Ne pas imaginer des solutions de partage des tâches qui sortent du cadre du contrat de travail et peuvent se retourner contre vous ou le reste de l’équipe (être surchargé, être accusé de couvrir des fautes…).
     
  • Ne pas traiter votre collègue uniquement comme quelqu’un en souffrance : il reste une personne qui a besoin d’être considérée à part entière.

 

Situation 3 : la situation de votre collègue est connue de tous

A privilégier A éviter

 

  • Rester attentif au comportement de votre collègue au sein de l’équipe et témoigner de votre soutien si besoin.
     
  • Le cas échéant lui proposer de l’aide si vous sentez qu’il perd pied.
     
  • Ne pas hésiter de temps à autre à engager la discussion avec lui.

 

  • Ne pas se projeter sur ce que vit votre collègue au regard de votre histoire ou de votre expérience : chaque situation est singulière.
     
  • Ne pas le laisser de côté ou le considérer comme étant à part : dans cette optique, ne pas hésiter à faire appel à lui quand vous avez besoin d’un coup de main, d’une idée, d’un service dans le cadre du travail.
     
  • Ne pas accepter des débordements qui sortent du cadre professionnel, sous prétexte que votre collègue est dans une situation d’aidant. 
     

 

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